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Problématique des pierres du patrimoine

Mise à jour du 1er septembre 2016

En France, la diversité des formations géologiques a fourni un large panel de pierres adaptées aux divers emplois dans la construction, réparties sur l’ensemble du territoire. Extraites de carrières françaises ou importées, parfois depuis l’Antiquité, certaines pierres - qualifiées de marbres - ont aussi été utilisées du fait de leur qualité esthétique pour la décoration.

Consécutivement à l’industrialisation et à l’urbanisation, les pierres du patrimoine se trouvent fortement impactées par les pollutions modernes, voyant leur dégradation s’accélérer sous l’effet de mécanismes complexes. En milieu urbain notamment, les édifices historiques présentent des altérations dommageables de leurs pierres et nécessitent régulièrement des opérations de conservation.

Ces travaux conduisent parfois à la dépose des blocs les plus altérés et à leur remplacement par de la pierre - identique dans l’idéal - fraichement extraite de carrière. Malheureusement, les anciennes carrières d’origine des pierres ont disparu pour la plupart, ou bien sont épuisées ou encore méconnues. Parallèlement, l’ouverture de nouvelles exploitations pour les besoins de restauration reste peu attractive et marginale malgré un cadre réglementaire incitatif [1]
Cette situation contraint souvent à avoir recours aux seules pierres disponibles sur le marché issues des carrières - françaises parfois étrangères - en activité. Sans examen préalable de leur adéquation (compatibilité esthétique mais surtout physique) avec les pierres d’origines non déposées, l’emploi de pierres de substitution s’avère inadapté dans de nombreux cas et génère à son tour des dommages à l’ouvrage.
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Desquamation (par sulfatation) de parements de la Cathédrale de Marseille (Bouches-du-Rhône) © Philippe Bromblet

Notes

[1Le décret du 31 mai 2006 étend sous conditions, le régime dérogatoire de la simple déclaration à certaines petites carrières dont celles « de pierre, de sable et d’argile destiné à la restauration des monuments historiques classés ou inscrits… ou à la restauration de bâtiments anciens dont l’intérêt patrimonial ou architectural justifie que celle-ci soit effectuée avec leurs matériaux d’origine… ».

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